Vous êtes vous déjà demandé pourquoi on a tellement besoin de se défoncer ? De tout faire à l'extrème ? Quitte à en crever ? De "s'éclater" dans toutes ces soirées ? De faire tout et n'importe quoi ?
C'est peut être le seul moyen d'expression qu'il nous reste. Le seul moyen de se faire entendre.
Le seul contact humain d'une génération trop usée par les médias, par la consommation. Ces soirées deviennent le défouloir de tant d'heures gâchées, de notre cerveau engourdi par trop d'informations. C'est une réaction de tout ce qu'il y a de plus logique.
Alors n'allez pas vous plaindre que le monde parte en couille après ça. Nous on subit.
On s'en sort comme on peu.
Bercés par trop d'illusions, une vie trop aisée, un jour on ouvre les yeux. On les ouvres et on voie toute la merde qui nous entoure, dans laquelle on traîne et ne cesse de s'enfoncer.
Alors on pête un câble. Normal.
On s'aperçoit qu'on peut rien y faire, de toute manière on a pas droit à la parole.
Alors on boit, on fume, on baise, on se drogue et on crève. Comme ça.
C'est pas beau tout ça ?
Evidemment, y a quand même des bons moments dans cette vie.
L'amitié, c'est fort ça. Et beau. Même si c'est rare. Après y a l'amour, mais celui là crée souvent des merdes. Même s'il est plus fort et beau que l'amitié. Voilà les deux choses qui devraient le plus compter dans la vie. Et pas ces stupides études qui mènent à des métiers plus stupides, plus inutiles les uns que les autres. Si on les avait pas créés, on en aurait pas besoin.
On aurait pas besoin de tout ce fric qui pollue l'esprit, qui rend l'homme puéril, cruel et égocentrique. On serait pas dans cette société qui s'auto-détruit chaque jour un peu plus. On serait pas dans cette misère à la con.
Mais on y est. Alors continuons à la faire, cette merde, hein?
Au point où on en est de toute manière, on peut pas vraiment faire pire. Le mal est fait.
Anéantissons nous nous mêmes, y aura moins de problèmes.